SALON ESS | D. Arsicot (Cress) : « Installer institutionnellement l’ESS » (1)

Daniel-Arsicot-CressLe 1er salon national de l’ESS est organisé, les 17 et 18 octobre, à Niort, dans le “laboratoire de l’ESS”. Daniel Arsicot, président de la Chambre régionale de l’ESS Poitou-Charen­tes, situe l’enjeu et les perspectives de l’événement.

Pourquoi ce 1er salon national de l’économie sociale et solidaire en Poitou-Charentes et à Niort ?

Nous avions déjà organisé un 1er salon régional en 2012 à Poitiers. Ce salon a été satisfaisant en termes de visibilité et d’inter-connaissance. Le Conseil national des chambres régionales de l’ESS (CNCRES) a estimé que l’année de l’adoption de la loi de l’ESS, il convenait d’organiser un événement marquant. Il fallait une région emblématique. Poitou-Charentes est la 2e région française en termes de développement de l’économie sociale et solidaire, nous représentons un peu plus de 13% de l’économie, la moyen­ne nationale est à 10%. Poitou-Charentes, c’est aussi la région de naissance des Cuma (1), des groupements d’employeurs, les mutuelles et l’ESS en général s’y sont fortement développées. Autre raison : l’ESS est fondamentalement une économie des territoires. Enfin localement, nous avons rencontré une attente du conseil régional qui s’est engagé d’emblée. D’autres collectivités (Communauté d’agglomération et ville de Niort) ont suivi, ce sont des partenaires indispensables. Niort, c’est aussi le lieu emblématique des sièges de nos grandes mutuelles. La conjonction de tous ces éléments nous a permis d’organiser ce premier salon national de l’ESS. La chambre régionale était en outre en capacité d’organiser cet événement.

Quel rôle tiendra cet événement dans le développement attendu du secteur de l’ESS : salon d’affaires, outil de promotion de l’ESS, vitrine du Poitou-Charentes ?

Les trois à la fois. Pour ce salon, nous avons choisi de traiter deux thématiques : l’innovation sociale, et la jeunesse. Avec le souci d’être concret, de valoriser les bonnes pratiques, les exemples qui marchent. Dès le premier jour, 50 structures vont participer à un marché d’affaires, sous forme d’Esspresso. Les grands réseaux, les grandes mutuelles seront là. Ils souhaitent se rencontrer, prendre des contacts, échanger. Au lendemain de l’adoption de la loi de l’ESS, nous vo­yons que ce secteur reste complètement oublié ou méconnu en France alors qu’il pèse pourtant 10% de l’économie. Les médias en parlent très peu. L’un des objectifs du salon est d’installer institutionnellement l’ESS sur la place nationale.

Et pour le Poitou-Charentes ?

Il est évident que, que bien situé dans la 2e région de l’ESS en France, ce salon ne peut pas être qu’une vitrine du Poitou-Charentes. Ce ne sera pas non plus qu’une vitrine de la politique de la Région Poitou-Charentes. Même si la Région est l’un des co-organisateurs du salon. Mais nous serons en position de « régional de l’étape », et, comme dans le Tour de France, nous avons intérêt à nous montrer. Mais c’est bien la dimension nationale qui est mise en avant à Niort.

Quelles retombées attendez-vous de ce salon ?

La première retombée, c’est que l’on parle de l’ESS. Elle existe. Elle a des réussites flagrantes. On n’a jamais autant parlé de l’ESS que depuis la grande crise de 2008. Parmi les autres retombées attendues : que les élus se rendent compte que la loi ESS n’est pas une loi qui doit rester dans les cartons. Elle mérite d’être déclinée, et nous attendons tous les décrets pour qu’elle soit applicable. La suite de ce salon, c’est que l’on sache que nous sommes tous mobilisés pour qu’il favorise le développement économique.

(1) Coopératives d’utilisation de matériel agricole

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ess

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