ESS et transition écologique : d’un même pas

philippe-fremeauxPhilippe Frémeaux (« Alternatives économiques ») analyse dans une contribution publiée par le Labo de l’ESS la convergence entre les moyens et les finalités de l’économie sociale et solidaire et la transition écologique. “Deux frères amis”, selon cet expert.
Editorialiste à “Alternatives économiques”, Philippe Frémeaux (photo) établit des passerelles entre l’économie sociale et solidaire, dont il est l’un des spécialistes en France, et la transition écologique qui vient de faire l’objet d’un loi en forme de préambule.

Reprenant les initiatives les plus remarquables de l’ESS – insertion par l’activité économique, activités de tri et de recyclage, finance solidaire, agriculture bio, circuits courts, pôles territoriaux de coopération économique, etc.), l’auteur de la “Nouvelle Alternative ?” voit autant de leviers, et de points de convergence en vue d’une sortie par le haut de la crise actuelle dans ses quatre dimensions : économique, sociale, écologique et démocratique.

Sobriété entrepreneuriale
volontaire de l’ESS

 Philippe Frémeaux note au passage que l’une des difficultés de l’ESS à changer d’échelle, outre sa dépendance à l’égard des financements publics, tient à cette « différence fondamentale qui l’oppose au grand capital » : l’économie sociale et solidai­re prône une « sobriété entrepreneuriale volontaire » visant souvent à se limiter à la pérennité des organisations dès qu’elles répondent aux missions qui les ont suscitées. Quand les entreprises capitalistes poursuivent « une quête sans fin de profit et voit dans sa croissance elle-même sans fin le moyen de la satisfaire ».

Autre différence relative à la nature des biens et des services produits : l’ESS tend à produire davantage de liens que de biens, et sur un mode égalitaire, préfigurant une « post-croissance », éminemment « écolo-compatible », se traduisant par « des gains de bien-être pour chacun comme pour tous  ». Mais comme d’habitude, Philippe Frémeaux ponctue son propos en signalant que si l’ESS peut fortement y contribuer, elle ne pourra à elle seule relever l’ensemble de ces défis.

Le Labo de l’ESS

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